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KUATSU, KATSU ET SEIFUKUPRÉSENTATIONPratiquant d’Arts Martiaux depuis plus de 40 ans, j’ai découvert l’existence des Kuatsu ou Katsu et du Seifuku dans la pratique du Judo. Lors d’un Randori (combat), j’ai reçu un coup particulièrement violent sur le tibia et je pensais que mon os s’était fracturé. Mon professeur de Judo et de Ju-jitsu, Maître Lameloise, a utilisé un Kuatsu sur mon tibia et a fait disparaître très rapidement un hématome énorme comme un œuf de pigeon. Je continuai de m’entraîner comme si aucun accident n’était survenu. Cet événement m’avait troublé et j’avais été impressionné par cette guérison si rapide et magique. Maître Lameloise avait choisi quelques élèves pour transmettre son art et j’ai eu la grande chance de faire partie de ce petit groupe de ceinture marron, dans les années soixante, pour entreprendre cette étude. Après avoir continué l’étude du Ju jitsu et maintenant du Karaté do, ces techniques me servent encore pour résorber les petits soucis que l’on trouve en compétition (combats), comprendre les maux quotidiens dont se plaignent souvent les pratiquants, mais aussi soigner de petits traumatismes auprès de mes enfants. HISTORIQUELes Kuatsu ou Katsu sont des techniques ancestrales de thérapie manuelle. Nées en Asie, ces techniques sont étroitement liées aux arts de la guerre et par conséquent elles ont longtemps été gardées secrètes. Il est donc difficile d’en connaître précisément les origines. Dans le Japon féodal, les Kuatsu faisaient partie des huit disciplines de l’enseignement Martial (Bu-Do) : Maniement des armes de poing à courte distance : Katana (sabre), Tanto (poignard),
L’enseignement des Kuatsu était réservé qu’à certains disciples dignes de recevoir ce savoir et ces techniques de secours d’urgence étaient enseignées dans les écoles traditionnelles d’arts martiaux dans le plus grand secret. En codifiant le Judo, Jigoro Kano réservait une part à l’enseignement des Kuatsu. De nos jours, cet enseignement reste assez confidentiel et assez marginalisé, il est encore très méconnu des pratiquants d’Arts Martiaux. Ces techniques de "retour à la vie" agissent en général sur l’excitation des zones réflexogènes avec retentissement sur les centres nerveux et cardiaques. Le mot Kuatsu est la contraction de Kua (vie) et Tsu (Jutsu, techniques). Pour ajouter à la formation de l’artiste martial, les Kuatsu ou Katsu se complétaient de l’étude du Seifuku (art des rebouteux). Les kuatsu sont utilisés lors des accidents qui surviennent pendant la pratique des arts de combat comme le judo, l’aïkido, le karaté, le kendo, etc., mais leur efficacité thérapeutique dépasse largement ce cadre. Au japon, les techniques de kuatsu ont été gardées secrètes jusqu’à une époque récente, aussi est-il difficile de retracer leur historique. Un des plus anciens ouvrages qui traite de ces techniques est le Koreijai Kyuho (Traité des soins d’urgence) qui date de la fin du XVllle ’siècle. Il y a cependant tout lieu de croire que l’utilisation des Kuatsu remonte à une époque bien plus lointaine. Les kuatsu diffèrent des techniques de réanimation qui visent à maintenir un individu en état de survie à l’aide de divers procédés instrumentaux. En effet, par de simples techniques manuelles, les kuatsu permettent de lever certains états syncopaux de mort apparente en remettant en marche le système respiratoire ou cardiaque. D’ailleurs, dans la tradition des arts martiaux, la cérémonie d’initiation aux kuatsu commençait par la mise en syncope du nouvel admis à l’aide d’une technique de strangulation. Le sujet était alors "ressuscité" grâce à un Kuatsu approprié. Les applications d’un même principe d’action peuvent différer selon les modalités d’application :
Ainsi, les variantes sont nombreuses, permettant à chacun de s’adapter en fonction de sa morphologie et de celle de la victime, et selon la forme même de la syncope à traiter. Les descriptions par techniques sont donc formelles. ![]()
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